L’ergothérapeute dans la mise en place de l’outil informatique pour les enfants DYS

EST-CE QUE VOTRE ENFANT EST CONCERNE?

Votre enfant peut présenter : 

– un trouble spécifique des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie)

– un trouble spécifique du langage (dysphasie) 

– un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité

– un trouble du spectre autistique

– un haut potentiel

– des troubles visuaux (déficience visuelle) ou visuo-spatiaux

– un trouble moteur (TAC, dyspraxie, hémiplégie, syndrome cérébelleux) 

– un trouble de l’automatisation du geste graphique

– toute difficulté/tout diagnostic contrariant sa scolarité. 

Il peut rencontrer des difficultés entravant dès lors ses apprentissages :

– dyslexie-dysorthographie : transcription lors du passage à l’écrit, lecture, compréhension des consignes, orthographe et accords …

– troubles visuels (déficience visuel) ou visuo-spatiaux : organisation sur l’espace feuille, gestion des lignes/des interlignes, géométrie, pose des opérations …

trouble moteur/trouble de l’automatisation du geste graphique : qualité et rythme d’écriture, manipulation des outils géométriques …

A quoi va lui servir les services d’un ergothérapeute ?

En parallèle de la stimulation/rééducation, l’ergothérapeute va mettre en place avec vous et votre enfant un moyen de compensation : un ordinateur, une surface, une tablette, un scanner portatif, un souris/un joystick/un contacteur …

Il s’agit : 

– de vous conseiller dans le matériel le plus adapté et d’adapter l’environnement informatique (recherche et installation des logiciels, organisation des dossiers …)

– d’apprendre à votre enfant à utiliser l’outil informatique : clavier/frappe, logiciel de traitement de texte/de maths/de géométrie, agenda …

– d’aider votre enfant à s’organiser sur son ordinateur (gestion des dossiers et des fichiers, organisation avec les cours papiers restants, manipulation de la clé USB/du scanner …)

– de préconiser un logiciel pour compenser ses difficultés d’orthographe et de transcription (prédicteur de mots, correcteur orthographique, dictée vocale, synthèse vocale …)

Est-ce que l’ordinateur se suffit à lui-même ?

Cette mise en place est indissociable des aménagements pédagogiques que l’ergothérapeute va proposer au(x) professeur(s) de votre enfant, en fonction du bilan réalisé.
Elle se fait en parallèle de la stimulation/rééducation de certaines fonctions notamment celles dont votre enfant a besoin pour progresser sur l’ordinateur.
Pourquoi mon enfant ne peut-il pas apprendre tout seul à la maison ?

L’ergothérapeute vous conseillera les logiciels du commerce que votre enfant pourra utiliser à la maison pour apprendre à frapper au clavier.
Tous ne sont pas adaptés à votre enfant.
Par ailleurs, tous prônent une frappe à dix doigts, ce qui n’est pas l’objectif pour tout enfant.
Egalement, l’apprentissage est identique d’un logiciel à l’autre, avec un enchaînement des lettres qui proches sur le clavier ; ce qui peut s’avérer catastrophique pour des jeunes avec des troubles visuo-spatiaux.
Enfin, les animations, la manière dont les lettres défilent, les contrastes sont des éléments à considérer.
Aussi il faut penser à:

– Travail en étroite relation avec les orthophonistes, notamment dans le cadre d’une dyslexie-dysorthographie.

– Inclusion progressive en classe avec un travail préparatoire associant le(s) professeur(s) de votre enfant.

– Formation de l’AVS.

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Les démarches auprès de la MDPH

Les enfants dyspraxiques sont concernés par la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances et l’insertion des personnes handicapées. La dyspraxie constitue un handicap éligible à la prestation de compensation mais également aux instruments facilitant son intégration et accessibilité tels que matériel pédagogique adapté et /ou AVS.

Pour tous les problèmes en liaison avec la scolarisation d’un enfant handicapé, les parents et les enseignants peuvent s’adresser à l’enseignant référent de leur secteur, dont ils trouveront les coordonnées auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de leur département ou auprès de l’école de leur enfant.

(l’école doit afficher dans l’école les coordonnées de l’enseignant référent du secteur et les remettre par écrit à chaque parent)

LES DEMARCHES AUPRES DE LA MDPH

La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) est le lieu d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil pour les personnes en situation de handicap et leur famille, sur les questions scolaires et médico-sociales. 
Elle sera votre interlocuteur pour la demande d’un plan personnalisé de compensation du handicap (incluant des aides médico-sociales), d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS) et d’une allocation d’éducation (AEEH).

Elle met en place et organise l’Équipe Locale Pluridisciplinaire d’ Évaluation (ELPE) chargée notamment :

  • D’évaluer les besoins de compensation de la personne handicapée et son incapacité permanente sur la base de son projet de vie;
  • De proposer un plan personnalisé de compensation du handicap qui sera adopté par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDA ou CDAPH)

Elle est chargée d’évaluer avec précision la situation de chaque enfant et de déterminer les prises en charge et les aides qui conviennent. Elle élabore, à la demande de l’élève majeur ou de ses parents, le projet personnalisé de scolarisation (PPS) qui remplace le projet individuel d’intégration (PII) (voir plus bas sa finalité et ses caractéristiques).

C’est aux parents de saisir la MDPH afin de constituer un dossier de compensation et de scolarisation.
Les familles adressent un dossier avec toutes les photocopies des bilans effectués (médicaux, psychométriques, orthophoniques, psychomoteurs, synthèse du médecin (pédiatre, neurologue….) Ils peuvent demander conseil à l’ enseignant référent.

DEMANDER UNE ALLOCATION D’EDUCATION DE L’ENFANT HANDICAPE (AEEH)

L’ancienne désignation de cette allocation était : allocation d’éducation spéciale (AES). C’est une prestation familiale destinée à aider les parents à faire face aux dépenses liées à l’éducation d’un enfant handicapé ayant moins de 20 ans (ex: ergothérapie, psychomotricité, logiciels informatiques…).
Les parents doivent retirer un formulaire spécifique de demande d’ AEEH auprès de la Caisse d’allocation familiale (CAF) ou le télécharger sur son site Internet : http://www.caf.fr/

Votre médecin devra remplir le volet médical (cacheté) et envoyé au médecin de la MDPH avec :

  • une lettre d’introduction.
  • une synthèse des différents bilans effectués.
  • une lettre faite par la famille avec les justificatifs des frais occasionnés.

L’AEEH est constituée d’une base et de compléments.Pour obtenir un complément d’AEEH, on remplit un dossier de demande de complément directement auprès de la MDPH, ou on retire le formulaire à la CAF. On peut obtenir un complément si les frais occasionnés par le handicap sont plus importants que l’AEEH de base (psychomotricité, ergothérapie en libéral).

L’allocation sera attribuée par la CDA ou CDAPH qui décidera d’un taux d’invalidité. L’allocation est attribuée à partir de la reconnaissance d’un taux d’incapacité permanente d’au moins « 50 % ».

DEMANDER UNE RECONNAISSANCE D’AFFECTION DE LONGUE DUREE (ALD)

Elle s’obtient auprès de votre Caisse primaire d’assurance maladie de la Sécurité Sociale.
Pour être pris en charge à 100 % (exonération ticket modérateur), le médecin qui suit l’enfant doit envoyer une demande sur un formulaire spécial.
Ensuite les prescriptions médicales (ex:les ordonnances pour des séances d’orthophonie) doivent être écrites sur une ordonnance ALD.

LE TRANSPORT

Les éventuels surcoûts dus au transport de l’élève vers un établissement autre que celui de référence sont à la charge de la collectivité locale compétente. (voir avec le Conseil Général) 

Dyslexie, dyspraxie, dysphasie, TDAH… aménagements aux examens

Demande d’aménagements aux examens nationaux

Votre enfant est dys (dyslexique, dyspraxique, dysphasique, TDAH…) et bénéfice d’aménagements dans le cadre de sa scolarité sous la forme d’un PAP (Projet d’Accompagnement Personnalisé) ou d’un PSS (Projet de Suivi de Scolarisation). Il passe un examen national cette année : DNB (Diplôme National du Brevet), Baccalauréat (épreuves anticipées ou terminales), CAP, BEP… c’est donc le moment de vous occuper de sa demande d’aménagements.
Les formulaires sont généralement téléchargeables sur le site de votre académie.

Petits rappels importants concernant les aménagements :
La demande d’aménagements, ce n’est pas automatique.

Ce n’est pas parce que votre enfant bénéficie d’une reconnaissance auprès de la MDPH que votre enfant bénéficiera automatiquement d’aménagements lors de ses examens. Il en est de même s’il a un PAP ou un PAI. Rien n’est automatique et ce, quelle que soit la situation.

La demande d’aménagements est une demande à réaliser par les parents (ou l’élève s’il est majeur) en plus de tous les projets qui pourraient être mis en place dans le cadre de la scolarité.

Vous pouvez trouver les formulaires sur le site de l’académie dont dépend votre enfant et également auprès du chef d’établissement (plus exactement le secrétariat de l’établissement).

Si vous avez déjà eu des aménagements à un examen

La reconduction n’est pas automatique, il vaut également demander à nouveau les aménagements.

Pour les élèves qui ont bénéficié d’un aménagement lors du DNB et qui passe un nouvel examen (épreuves anticipées du Baccalauréat, BEP, CAP… par exemple). La demande d’’aménagements est contient plusieurs formulaires qu’il vous faudra tous remplir sans oublier les pièces justificatifs.

Si votre enfant passe son baccalauréat(général, technologique ou professionnel) cette année et :

Qu’il lui a été accordé un ou des aménagement(s) lors du passage de ses épreuves de première: il vous suffit de remplir le formulaire n°1 et d’écrire dans la case « Je soussigné(e) sollicite (cochez la case) les aménagements suivants : « Reconduction des aménagements accordés lors des épreuves anticipées du baccalauréat. ». Vous devez joindre une photocopie du document reçu pour le passage des épreuves anticipées notifiant les aménagements accordés.
En revanche, si la liste des aménagements est incomplète (vous souhaitez demander des aménagements supplémentaires pour votre enfant), il vous faut remplir l’ensemble du dossier et l’accompagner de tous les pièces justifiant cette nouvelle demande.

Qu’il n’a pas eu d’aménagements lors du passage des épreuves de première: il faut donc faire une demande initiale et remplir l’ensemble du dossier.

Les dates :

Point important : quand cette demande est-elle à rendre ? Les demandes d’aménagements doivent être impérativement rendues avant la date de clôture de d’inscription à l’examen que votre enfant doit passer. Passée cette date, il sera trop tard. Aucune demande ne sera acceptée.

Si vous avez découvert durant l’année et auprès clôture des inscriptions à l’examen que votre enfant était touché par un trouble des apprentissages (et seulement dans ce cas-là), vous pouvez réaliser une demande passé ce délai. N’oubliez pas de joindre toutes les pièces qui bien sûr seront datées après la date de clôture, pensez également à joindre les aménagements mis en place par l’établissement.

Chaque année, les aménagements aux examens permettent aux élèves « dys » de pouvoir être dans de meilleures conditions pour réussir leur examen.

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MDPH : TOUT SUR LES DEMARCHES ! TROUBLES DYS et DES APPRENTISSAGES

Un diagnostic de « trouble des apprentissages » (troubles spécifiques dys ou troubles TED) a été posé pour votre enfant. Ces troubles entrent dans le champ du handicap, ils sont reconnus par la loi de 2005 comme des handicaps se répercutant sur le quotidien et les apprentissages scolaires.

On vous propose un PAP au sein de l’école ? Mais il existe le PPS…Il faut savoir ce qu’est le PPS pour décider de le mettre en œuvre plutôt qu’un PAP…Puis, cette étape réfléchie (informez vous auprès d’associations) , vous avez décidé :

Vous avez choisi de faire une demande de reconnaissance du handicap auprès de la MDPH( Maison Départementale des Personnes Handicapées) et c’est votre PREMIERE DEMANDE ?

Nombre de parents sont perdus devant la complexité du dossier et des démarches à réaliser : ce document est une synthèse destinée à vous aider et à comprendre l’intérêt d’un PPS ( Plan Personnalisé de Scolarisation).
Attention, des disparités de traitement des demandes existent sur le territoire français ! N’hésitez pas à joindre une association locale pour vous guider, accompagner. Leurs conseils sont précieux, d’autant plus qu’ils connaissent souvent vos futurs interlocuteurs à la MDPH.

DEMANDE DE RECONNAISSANCE MDPH :

Celle-ci va permettre, selon le trouble :
– d’attribuer un taux d’incapacité (de 1% à plus de 50%- rarement plus de 80%)
– d’obtenir une éventuelle AEEH (Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé), si le taux attribué est supérieur à 50%. (Jusqu’à l’âge de 20 ans.)
– d’obtenir un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) avec les aménagements nécessaires à la scolarité de votre enfant, et ceci quel que soit le taux attribué. Jusqu’à l’âge de 20 ans.

Vous allez devoir suivre des démarches successives dont voici la chronologie : surtout LISEZ ATTENTIVEMENT. Un dossier « mal monté », un diagnostic incomplet, non posé par un médecin neuropédiatre, argumenté, risque d’être rejeté. Avec la mise en place des PAP, les MDPH seront plus que draconiennes pour « recevoir une demande ».

S’adresser à la MDPH pour la liste des pièces à fournir : « Les modèles de formulaires de demande ainsi que la liste des pièces justificatives à fournir sont fixés par arrêté du ministre chargé des personnes handicapées. » ( Art R146-26 Code Action Sociale et des Familles)
Nota : Pour simplifier, il est écrit « parents ou famille » dans ce document. Mais ce peut-être le représentant légal ou la personne concernée majeure.

LE DOSSIER DOIT COMPRENDRE IMPERATIVEMENT
– Certificat Médical datant de moins de 3 mois.
– Projet de Vie (aides au quotidien, prises en charges thérapeutiques et matériels nécessaires)
-Geva-Sco (Guide d’Evaluation Scolaire)-Non obligatoire selon la loi, en 2014, mais demandé par la MDPH.

IMPORTANT : garder des photocopies de tous les documents adressés.

1) CERTIFICAT MEDICAL
Un trouble des apprentissages est un diagnostic médical. En aucun cas un intervenant non médecin (orthophoniste etc…) ne peut poser un diagnostic : il l’évoque, le suggère comme possible en conclusion de bilan. Il doit être établi par un spécialiste : neuropédiatre, neurologue, éventuellement pédiatre, neuropsychiatre ( en libéral ou en milieu hospitalier, en Centre Référents des troubles du langage et des apprentissages, par exemple.)
– adressé sous enveloppe scellée (photocopiez avant !). Seul le médecin de l’équipe pluridisciplinaire MDPH pourra le consulter.
– ce Certificat doit être très complet :
Il précisera le ou les troubles diagnostiqués, leur sévérité et les soins à mettre en place (prises en charges : orthophonie, orthoptie, psychomotricité, graphothérapie, ergothérapie, psychothérapie (…)
Il précisera les matériels et adaptations nécessaires , dont celles détaillées dans les bilans. Dont ordinateur et logiciels, scan, etc…Dont aide tierce-personne AVS-AESH (précisant « transcription », « répétitrice » etc..selon le trouble).
PS : ces préconisations doivent être présentes ET détaillées sur les bilans joints, le médecin peut préciser les grandes lignes et souligner son accord avec celles précisées dans les bilans.

Joindre bilans détaillés dans cette partie de votre dossier, elle est destinée au médecin MDPH dont les tests de QI, le Wisk IV, par exemple, réalisé par un neuropsychologue ou un psychologue connaissant ces troubles, reconnu.

2) PROJET DE VIE

Art R146-8 Code de l’Action Sociale et des Familles
« L’équipe pluridisciplinaire évalue les besoins de compensation de la personne handicapée en tenant compte de ses souhaits, formalisés dans un projet de vie. Les références mentionnées à l’article L. 146-8 pour l’appréciation de ces besoins sont précisées dans un guide d’évaluation prenant en compte l’ensemble de la situation notamment matérielle, familiale, sanitaire, scolaire, professionnelle et psychologique de la personne handicapée. Le modèle de ce guide d’évaluation est déterminé par un arrêté du ministre chargé des personnes handicapées.
La maison départementale des personnes handicapées apporte son aide, sur leur demande, à la personne handicapée ou à son représentant légal, pour la confection du projet de vie prévu à l’alinéa précédent. »

TRES IMPORTANT, il apporte nombre d’informations nécessaires à la rédaction du PPS mais aussi pour apprécier un taux d’incapacité et une allocation ( AEEH) qui est l’aide financière si ce taux est reconnu égal ou supérieur à 50 % !
Quatre types de documents sont à joindre :

A) Une PAGE précise rédigée par les parents qui décrit le quotidien en détail (à 2-3 maxi, sinon infos importantes noyées) :

Aides aux gestes du quotidien :

Aide à l’habillage nécessaire (impossible d’enfiler vêtements ou boutons à fermer, chaussures impossibles à enfiler ou lacets à fermer), vêtements adaptés à acheter.
Aide à la toilette (savonner, laver les cheveux, raser un jeune garçon, …)
Aide à manger (couper les aliments, servir à boire, couverts spéciaux, …)
Aide aux déplacements ( marche difficile si ataxie, repérages spatio-temporels, traverser une route etc…)
Autres, selon le trouble (énurésie associée- encoprésie)
Ce peut être chronologique , depuis le lever ( une journée type)
Gestualité « motricité globale : course difficile ou chutes fréquentes etc…. » et « motricité fine : très maladroit, etc »

Aides aux devoirs :

Lister d’abord les difficultés en 1 ou 2 phrases de ce type, c’est-à-dire courtes avec un adjectif ou des croix (lenteur d’exécution, vitesse de lecture « niveau 7 ans », compréhension de lecture « très difficile », orthographe « dysorthographie moyenne », troubles de mémoires « immédiate ou restitutive », compréhension orale ( ?), expression orale ?), difficultés d’attention ( temps maximal), , rigidité de pensée ( ?) , etc) et comment vous aidez votre enfant :

Lecture à voix haute des textes et consignes si n’a acquis la lecture
Aide à la rédaction des réponses
Cours à recréer à la maison en supports écrits lisibles, visuels ou auditifs
Etc….en phrases courtes, précises
PRECISER le temps nécessaire : pour un enfant en primaire de 9 ans, la MDPH considère une base de 30 mn de devoirs par jour. Si vous prenez 2 heures de travail avec lui, il y aura 1h30 par jour de votre temps en « tierce-personne ». Important pour le calcul d’aides financières compensatoires (éventuelles, selon le taux retenu).

Ne détaillez pas en phrases mais ainsi, points par points, une liste complète ET claire !

CAR UN ENFANT DE 3 ANS NE S’HABILLE SEUL MAIS IDEM A 9 ANS CHANGE TOUT DANS L’APPRECIATION D’UN HANDICAP !

B) Joindre à cette liste des exemples concrets tels des photocopies d’un travail scolaire de votre enfant : production écrite, exercices en maths, coloriage d’une carte.
C’est important de donner ces « preuves concrètes ». Etre « honnête » car par la suite, le médecin peut demander à voir votre enfant.

C) LES BILANS des intervenants

Joindre les CONCLUSIONS et Obtenir d’eux les PRECONISATIONS à mettre en place :
Tous les aménagements qu’ils préconisent aux enseignants (en collège, par matières)
Que ce soit l’emplacement en classe, les cours à remettre à l’enfant si ne peut les noter, tous les matériels
– Ordinateur ET logiciels
– Aménagements tels agrandissements, polices des cours, clé USB,
– règles, compas, CALCULETTE ( dyscalculie ou troubles autres)
– Orthographe à ne pas pénaliser etc…

Ce peut être absolument TOUT ce qui est lié aux troubles de l’enfant.

D) JOINDRE LES FACTURES de tous les « postes de dépense » directement liés à ses troubles :

– suivi Ergothérapie, psychomotricité, psychologue ( non remboursables en libéral
– achat cartable particulier, trousse adaptée, petit matériel ergonomique
– bureau adapté si préconisé par ergothérapeute
– logiciels spécifiques
– vêtements tels chaussures adaptées avec orthopédie.

E) Selon la sévérité du trouble dys, on peut joindre le formulaire GEVA ( Guide d’Evaluation des besoins de compensation du handicap) téléchargeable sur internet ou disponible sur demande à la MDPH ( comprend 6 volets à remplir).

3) GEVA-SCO

Pas de Geva-sco dans la loi en 2014 mais demandé par des MDPH :
Document indispensable à joindre
ATTENTION : il existe « modèle PREMIERE DEMANDE » ou « modèle RENOUVELLEMENT »

Obtenu auprès du Directeur d’Etablissement, sinon TELECHARGEABLE sur internet .
On conseille d’en imprimer 2 exemplaires :
– l’un sera un « brouillon » que vous parents, remplirez selon votre perception des difficultés. Vraiment un « brouillon pense-bête » que vous regarderez aussi avec l’enseignant AVANT que le définitif ne soit rempli.

– A la demande des parents, le formulaire à adresser à la Mdph sera rempli par l’EQUIPE EDUCATIVE (et non l’enseignant seul), réunie par le chef d’Etablissement (secondaire) ou Directeur d’école( Ecole primaire):
Présents obligatoire : directeur, enseignant, parents.
Présents-avis éventuel mais non obligés : médecin scolaire, infirmière scolaire, psychologue scolaire.
– la famille doit être présente et peux être assistée d’un parent de l’Association des Parents d’Elèves de l’établissement scolaire.
– le GEVA- Sco est alors rempli et discuté en réunion et remis à la famille. Actuellement, il est souvent complété en réunion comme un brouillon et il est dit à la famille qu’il sera « rédigé au propre » ( informatique) et remis plus tard…Demander qu’il vous soit remis d’abord pour RELECTURE et votre accord !

Nota : l’établissement n’est pas censé garder une copie, le GEVA- Sco appartient à la famille (au même titre qu’un bilan médical).

IMPORTANT : c’est un document confidentiel A REMETTRE AUX PARENTS qui peuvent y ajouter toute remarque (dont leur non accord avec ce qui est écrit et coché) ou des infos complémentaires qu’ils estiment importantes. Ils doivent le signer, avec leurs remarques éventuelles ajoutées.

DEVENIR ET DECISIONS : PPC, PPS, AEH

Le dossier une fois réceptionné, la MDPH contrôle s’il est complet ou incomplet : elle doit adresser aux parents un courrier. Dès lors que le dossier est complet, il est « déclaré recevable », la date doit être précisée dans un courrier. Les instances MDPH, la CDAPH (Commission des Droits à l’Autonomie des Personnes Handicapées) statue dans un délai de 4 mois maximum à partir de la date où le dossier est déclaré RECEVABLE. Passé ce délai, sans réponse, le dossier est réputé refusé. Ce refus doit être MOTIVE.(« refus pour telle raison »).
Nota : Ne pas être étonné d’un courrier annonçant le « dossier incomplet », c’est un moyen de modifier sa date d’enregistrement pour « éviter » un refus dit automatique car retard de traitement…

1) TRAITEMENT DU DOSSIER COMPLET

A) Une « équipe pluridisciplinaire » où est présent un médecin (seul autorisé à étudier le Certificat Médical), va étudier le dossier. Elle construira un dossier où elle détermine un PPC (Plan Personnel de Compensation) qui comprend:

– le taux d’incapacité (exemples : inférieur à 50% pour dyslexie – un taux de 50% au moins devrait être attribué si dyspraxie) et l’éventuelle AEEH de base et compensations complémentaires (selon les dépenses justifiées et la situation familiale).
– les besoins de compensation : aides matérielles et humaines à attribuer dont AESH. (citées dans votre dossier), aménagements.
– élabore le Projet Personnalisé de Scolarisation ( PPS). Celui-ci peut « tout proposer », même un partage sur 2 établissements : l’Education nationale ne peut s’y opposer.
C’est cette équipe qui évalue les besoins et aides à mettre en place au niveau scolarité. Ce dossier est celui qui sera présenté et défendu, sous forme de GEVA ( Guide d’EVAluation des besoins de compensation des personnes handicapées, qui comprend de nombreux volets) devant le « décideur », la CDAPH, commission siégeant à la MDPH.

IMPORTANT : afin de l’élaborer, le médecin de cette équipe peut demander à « évaluer l’enfant ». ( Art L 112-2). Les parents sont « invités à s’exprimer sur cette évaluation » ( Art D321-5 du Code de l’Education).Lors de l’évaluation de la personne handicapée, elle peut être assistée de la personne de son choix ( autre que parent).

IMPORTANT : cette équipe élabore le futur PPC avec le PPS et autres préconisations. L’Equipe Pluridisciplinaire (EP) peut rencontrer les parents sur rendez-vous, durant l’élaboration du volet de synthèse du GEVA où les parents peuvent ajouter leurs remarques. Les parents peuvent être accompagnés de la personne de leur choix.
AVANT de le présenter à la CDPAH, l’EP doit en informer la famille. Les parents ont 15 jours pour faire des observations avant sa présentation en Commission. Ils peuvent demander à être présents lorsque la CDPAH se réunit, accompagnés d’une personne de leur choix.
Mais souvent, ils sont avisés fort tard…En dehors de ce jour de Commission, les parents peuvent accéder au dossier sur rendez-vous à la MDPH.

« Article 3 du DÉCRET N°2005-1752 DU 30-12-2005 : parcours de formation des élèves présentant un handicap : « Avant décision de la commission mentionnée à l’article L.241-6 susvisé du code de l’action sociale et des familles, le projet personnalisé de scolarisation est transmis à l’élève majeur, ou à ses parents ou à son représentant légal, dans les conditions prévues à l’article R. 146-29 du code de l’action sociale et des familles. »

Remarque : L’attribution de l’AEEH n’est pas systématique, même pour un taux reconnu supérieur à 50 %. On peut retrouver les conditions d’attribution « en direct sur internet » en tapant AEEH.

B) Validation par CAPDH
SI ACCEPTATION ET RECONNAISSANCE D’UN HANDICAP, sera adressé à la famille un document appelé PPC.

En cas de désaccord, informer la CDAPH, interlocuteur à la MDPH.

1) PPC (Plan Personnalisé de compensation)

Ce PPC comprend des mesures « de toute nature » destinées à apporter une compensation (…) (Code Action Sociale- Art 146-29)

Dans le PPC, adressé aux parents et nulles autres personnes, se retrouvent :
– le taux d’incapacité attribué et si supérieur à 50% la notification de droit à l’AEEH ( allocation)
– l’annonce d’un PPS rédigé et une partie de son contenu.
– le PCH ( non présent pour les troubles dys)

Ce document reste confidentiel, pour les parents ( et le futur Enseignant Référent Handicap- ERH )

Souvent attribué pour une durée de 1 an (attention, bien regarder les dates !). Durée maximale de 5 ans.
En fait, souvent 1 an ce qui permet , l’enfant grandissant, de réadapter ce PPC ( donc le PPS) selon les besoins et l’évolution de l’enfant.( ne sont identiques en CE1 ou en 6ème !).

2) Le PPS puis l’ESS

« Article D351-6
L’équipe pluridisciplinaire, mentionnée à l’article L. 146-8 du code de l’action sociale et des familles, élabore le projet personnalisé de scolarisation, à la demande de l’élève handicapé majeur, ou de ses parents ou de son représentant légal, et après avoir pris connaissance de son ou de leur projet de formation.
Pour conduire l’évaluation prévue à l’article R. 146-29 du code de l’action sociale et des familles, l’équipe pluridisciplinaire s’appuie notamment sur les observations relatives aux besoins et aux compétences de l’enfant ou de l’adolescent réalisées en situation scolaire par l’équipe de suivi de la scolarisation, définie à l’article D. 351-10 du présent code. Elle prend en compte les aménagements qui peuvent être apportés à l’environnement scolaire, ainsi que les mesures déjà mises en oeuvre pour assurer son éducation.
Avant décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, le projet personnalisé de scolarisation est transmis à l’élève majeur, ou à ses parents ou à son représentant légal, dans les conditions prévues à l’article R. 146-29 du code de l’action sociale et des familles. »

Le Projet Personnalisé de Scolarité doit être adressé à part (hors du document PPC) :
– aux parents
– à l’ERH.
– au chef d’établissement scolaire

Si ne l’ont reçu, les parents doivent le demander. IL N’EST PAS CONFIDENTIEL et a force de décisions à appliquer par l’Education Nationale. Il est opposable à la LOI ( contrairement à un PPRE ou un PAI ou PAP)
Pour l’appliquer, les parents ont un PARTENAIRE qui fait le lien avec l’Education Nationale, appelé Enseignant Référent Handicap ( ERH). Son nom doit être communiqué aux parents (affiché dans les établissements scolaires). Il doit s’assurer de la mise en œuvre du PPS par l’Education Nationale.

Cet ERH convoque l’Equipe Educative pour une réunion appelée communément ESS . Il crée ainsi une ESS (Equipe de Suivi de Scolarisation) qui doit se réunir au minimum une fois par an pour METTRE EN ŒUVRE LE PPS.
Les ESS doivent être organisées « autant que de besoin » (si soucis d’application constaté, par exemple) Art-D351-10.
– présents obligatoires : l’ERH, les parents qui peuvent être assistés de la personne de leur choix.
– responsable de l’établissement, enseignant(s)
– ne peuvent être présents, si refus des parents : le médecin scolaire, l’infirmière scolaire ou la psychologue scolaire. Ainsi, si la famille refuse leur présence (conflit, par exemple), ceux-ci doivent sortir. N’ont pas compétence officielle dans le handicap reconnu par la MDPH et ne peuvent le contester.

Lors de cette réunion, chaque point du PPS est repris, détaillé, pour permettre sa mise en oeuvre. Il NE PEUT ETRE REFUSE PAR l’EDUCATION NATIONALE ( Attribution d’une AESH ( Accompagnant d’Elève en Situation de Handicap)- ex AVS- ( en général sur 18 mois à 2 ans maximum- Renouveler la demande) , d’un ordinateur et logiciels, toutes mesures notées !)

EN FIN DE REUNION et immédiatement, l’ERH remet le compte-rendu si sur doc papier de l’ESS aux parents (y songer en début de réunion, le dire !). Ainsi, peuvent s’assurer que tout est bien repris, pas d’oubli. NON SIGNE par les parents, n’est pas « valable ». De plus en plus souvent, doc informatisée : la demander avec insistance, il faut pouvoir la relire…

REMARQUE : un enfant scolarisé par le CNED peut bénéficier d’un PPS et les ESS peuvent être poursuivies ( entre ERH et parents).

3) Non APPLICATION DU PPS par l’Equipe Educative

Si le PPS n’est pas appliqué (par exemple, pas d’AVS –AESH présente…par « mauvaise volonté » ). Non fourniture du matériel informatique et logiciels préconisés (, par l’Education Nationale qui doit les fournir) ou toute autre préconisation non mise en place :

– informer l’Enseignant Référent ( téléphone et courrier)
– informer le chef d’établissement , lettre Recommandée avec AR avisant que vous « êtes obligé » d’en référer à l’Inspecteur de Circonscription ( IEN ASH : Inspecteur de l’Education Nationale chargé de l’Adaptation Scolaire des élèves Handicapés). Ses coordonnées doivent être affichées dans l’établissement scolaire.)

Si rien n’est fait, malgré ces injonctions, saisir le Tribunal Administratif.

4) PPS non attribué par la MDPH ( handicap non reconnu)

Saisir le Tribunal du Contentieux de l’Incapacité ( TCI) : nombre de familles obtiennent gain de cause, ne pas hésiter ! D’autant plus que délais assez rapides. La MDPH doit alors « céder » face à ses décisions…


5) REVISION DU DOSSIER

Elle est toujours possible auprès de la CDAPH, si le projet de vie n’était pas assez détaillé, par exemple.

« La CAPDH veille à ce que la formation scolaire soit complétée, à la mesure des besoins de l’élève par des actions pédagogiques, psychologique, éducatives, sociales, médicales et paramédicales » (…) ( Art D351-7 Code Education)
Elle « se prononce sur l’orientation propre à assurer l’insertion scolaire de l’enfant handicapé ». Les parents y sont associés ( CLIS-ULIS –SEGPA etc Art L351-1 Code Education)

Nota : doit tout mettre en œuvre pour favoriser l’orientation SELON LA DEMANDE DES PARENTS ( ou de l’élève ), l’orientation ne dépend pas de l’Education Nationale (EN) qui n’a pas compétence pour un élève handicapé.
Il arrive que l’EN propose une orientation, veuille directement « l’imposer », ceci est contraire à la loi. Toute nouvelle orientation doit être vue entre la MDPH et les parents, selon leur souhait.

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Le label Dyscool, des éditions Nathan, pour les enfants dyslexiques

En partenariat avec MOBiDYS, expert en accessibilité cognitive, les éditions Nathan lancent le label Dyscool, des livres, best-sellers de la littérature de jeunesse, accessibles aux enfants dyslexiques, dans leur version originale. Quatre titres sont donc à découvrir depuis juillet 2017, Le buveur d’encre, Clodomir Mousqueton, Une carabine dans les sardines et J’ai 30 ans dans mon verre !

En France, 6 à 8 % des enfants d’une classe souffrent de troubles qui affectent les processus d’apprentissage de la lecture. Dyslexie, dyspraxie, dysphasie et troubles de l’attention sont autant de troubles différents, dont les jeunes lecteurs peuvent souffrir. Les livres Dyscool seront plus confortables à lire, tout en respectant le texte d’origine, ainsi la police d’écriture va être modifiée et très lisible, la mise en page étudiée, qui va rendre le déchiffrage plus facile. L’accessibilité cognitive des livres Dyscool s’appuie donc sur un soutien à l’attention, à l’abstraction et à la motivation, pour une lecture adaptée aux jeunes lecteurs en difficulté. Les textes sont plus aérés, bien séparés des illustrations, et les syllabes des mots longs ou complexes sont mises en couleur.

Les quatre livres, de ce nouveau label, sont des histoires très différentes, mais captivantes, offrant des héros de toutes sortes, afin de plaire à tous les jeunes lecteurs, aux enfants qui ont plus de mal à lire. La lecture devient ici plus aisée, et il est plaisant pour les enfants de pouvoir, à son rythme, découvrir de nouvelles histoires et aventures, avec des personnages ronchons, courageux, amusants et intrépides, doux, amusants et drôles. Des intrigues à découvrir, des personnages à rencontrer, des aventures à suivre, des sentiments à partager et des découvertes incroyables à faire grâce à la lecture.

Le buveur d’encre, Clodomir Mousqueton, Une carabine dans les sardines et J’ai 30 ans dans mon verre ! sont des livres adaptés pour les jeunes lecteurs en difficulté, qui se retrouvent sous le nouveau label Dyscool, offrant ainsi la possibilité d’accéder plus facilement aux best-sellers de la littérature jeunesse.

 

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Enfants DYS : vers qui se tourner pour les bilans?

labelblouse-777x437Avant la question QUI, il est impératif de se poser la question QUAND ! Il n’est pas question de proposer à tous des bilans longs, onéreux, fatigants. Il est logique et utile de proposer un bilan à un élève en difficultés graves et durables dans un ou plusieurs apprentissages après avoir mis en place des aides « habituelles », mais qui se sont avérées sans effets : l’élève progresse, mais insuffisamment voire stagne ou régresse. Quand l’écart se creuse avec le niveau moyen alors que l’enfant bénéficie d’aides, le bilan est nécessaire. Il est conseillé également de ne pas retarder le moment du bilan chez un élève motivé s’il y a des antécédents familiaux de dys-.

La question des bilans est primordiale puisque de leur qualité dépend certes la pose d’un diagnostic mais aussi la mise en évidence de la situation de handicap et les premières préconisations. Autant ne pas se tromper de professionnel.

De nombreux facteurs interviennent avant de choisir entre tel et tel professionnel :
• locaux, liés à la démographie des professionnels sur une région, aux formations, aux expériences et savoir-faire des acteurs locaux : quelle offre, quelle qualité d’intervention ? La situation est très contrastée sur le territoire français. C’est souvent les associations de parents qui connaissent le mieux les filières.
• financiers : quel est le remboursement par la Sécurité sociale ou quelle participation financière est possible de la part d’autres organismes ? Cela varie selon les professionnels et les différentes institutions.

En situation potentielle de dys-, l’évaluation impose :
• d’écarter une déficience intellectuelle ;
• de mesurer le niveau d’intensité, la sévérité, du handicap scolaire (trouble grave et durable, malgré les aides) ;
• d’écarter des diagnostics « non-dys- ».

Un abord neuropsychologique de la situation potentiellement dys-, partagé pluridisciplinairement, constitue aujourd’hui la façon la plus efficace d’affirmer une situation avérée de dys-. Il est indispensable de rencontrer le médecin expérimenté, le psychologue et le professionnel paramédical, le plus à même d’évaluer les symptômes scolaires.

Médecins et psychologues scolaires, membres du RASED, personnels du CMPP, orthophonistes en libéral sont donc la plupart du temps consultés en première intention, du fait de leur nombre, de leur proximité, d’un accès direct, de la gratuité ou du remboursement par la Sécurité sociale.

La prestation de service est loin d’être homogène, la garantie d’investigation fiable des troubles spécifiques des apprentissages consécutifs à des troubles cognitifs spécifiques reste de fait aléatoire, voire hypothétique.

Pour obtenir des bilans psychologiques, paramédicaux, médicaux sérieux permettant de prouver, ou de réfuter, un diagnostic de situation de dys- et de mettre en exergue une situation de handicap scolaire, on peut utilement interroger les associations de parents de dys- locales qui connaissent bien les acteurs du secteur formés au dys-, et surtout, ceux non formés aux dys-.

Ensuite, il faudra oeuvrer pour que ces différents professionnels collaborent. A minima, obtenir des comptes rendus écrits précis et explicites dont un médecin (bien au fait des pathologies dys-) pourra ensuite réaliser une synthèse.

Le psychologue est interpellé pour écarter la déficience intellectuelle et mettre en évidence l’hétérogénéité au sein des différentes fonctions cognitives : il propose donc les premières hypothèses diagnostiques.

Les professionnels de la rééducation ont un rôle double. D’une part établir les critères de sévérité et de durabilité, c’est-à-dire prouver (étayer) la situation de handicap. D’autre part participer à la confirmation des hypothèses, ou bien, les infirmer (diagnostics différentiels).

Il existe de nombreuses zones de recouvrement entre tous ces professionnels.

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Des professionnels différents, mais dont les champs de compétences se recoupent.

Orthophoniste : on le consulte pour les troubles du langage oral chez l’enfant (troubles articulatoires, retards de langage et de parole, dysphasie), les troubles du langage oral et écrit, les troubles du calcul, ces derniers pratiquement toujours sous le seul aspect – très réducteur – « logico mathématiques »…

Ergothérapie : étymologiquement rééducation, la réadaptation ou encore la réhabilitation, par l’activité (Ergon en grec). L’ergothérapeute prend en charge la rééducation des gestes, la coordination oeil-main, le spatial, la planification des actions… La compensation du handicap est au centre de leur pratique.

La psychomotricité mettant en avant la liaison du corps et de la psyché est très utile à l’enfant dys- en rapport au vécu corporel et psychique. Tous les psychomotriciens n’ont pas forcément le « savoir-faire » spécifique adapté aux troubles scolaires spécifiques des apprentissages de l’élève dys-.

L’orthoptiste est habilité au dépistage, à la rééducation, à la réadaptation et exploration fonctionnelle des troubles de la vision et de l’oculomotricité. Tous les orthoptistes n’ont pas forcément de connaissances spécifiques en neuro-vision (c’est-à-dire comment le cerveau traite l’information visuelle) qui intègre la reconnaissance gnosique visuelle, l’attention visuelle et visuospatiale, l’orientation du regard et l’exploration visuelle, l’analyse des données spatiales…

La psychologie s’intéresse aux rapports entre le comportement humain et la psyché, l’intellect. La neuro psychologie est la discipline qui traite spécifiquement des fonctions cognitives.

La graphothérapie s’intéresse précisément aux troubles graphomoteurs avec établissement d’un plan de rééducation adapté aux difficultés. Ce n’est pas une discipline paramédicale.
N.B. En libéral, seules les séances d’orthophonie et d’orthoptie sont prises en charge financièrement par l’assurance maladie.

Médecins : au-delà des médecins de l’Éducation nationale (qui devraient tous être des spécialistes des dys-), les médecins concernés par les dys- sont certains pédiatres ou neuropédiatres, psychiatres, neurologues ou encore des médecins MPR (médecine physique et réadaptation) comme votre serviteur, qui sont tous des autodidactes des dys- puisqu’aucune véritable formation n’est actuellement proposée dans le cursus des études médicales.

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